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Le lâcher prise c’est de la merde quand t’as mal pendant le sexe.

Aujourd’hui on répond à une question simple : Pourquoi les conseils comme “détends toi un peu”, “lâche prise” ne fonctionnent pas quand tu souffres de dyspareunies ? Si tu fais du vaginisme, tu as probablement entendu des dizaines de fois que ça irait mieux si tu (re)lâchais la pression. Que ce soit ta gynéco, tes amis proches ou des posts insta développement personnel, on rabâche souvent que le sexe n’est possible qu’à condition d’être détendu. Ce conseil, bien qu’en partie vrai, se révèle dans la pratique complètement inutile : parce que quand tu souffres de dyspareunies, t’as toutes les raisons de vouloir garder le contrôle. On explore ça ensemble. Comprendre où se situe le besoin. La volonté de garder de contrôle est une part non négligeable du vaginisme, mais c’est important de savoir la situer. Qu’est-ce que j’entends par situer ? Comme le personnage de Lily que j’ai évoqué dans la dernière newsletter, tu peux faire du vaginisme parce que tu veux que tout se passe bien, tu es à l’aise lorsque tu as la main mise sur le rapport. Dans ce cas-là, le besoin de contrôle est une cause de vaginisme. En revanche, si pendant un rapport face aux douleurs tu as du mal à lâcher prise, le besoin de contrôle est un symptôme du vaginisme. C’est normal de se poser des questions, de vouloir se réapproprier son corps quand tu as des douleurs que tu ne comprends pas. De la même façon, le besoin de contrôle peut venir après plusieurs tentatives douloureuses, plusieurs années de vaginisme parce que ton corps a eu la preuve plusieurs fois que le rapport t’échappe. Dans ce dernier cas, c’est une conséquence du vaginisme. On récapitule : Avant, c’est la cause de ton vaginisme. Pendant, c’est un symptôme du vaginisme. Après, c’est une conséquence du vaginisme. Pourquoi c’est important ? Parce que ça ne se soigne pas de la même façon. Si c’est une cause, on travaille psychologiquement dessus. Si c’est un symptôme, il disparaîtra en soignant le vaginisme. Si c’est une conséquence, on adopte les bons réflexes pour s’en protéger. C’est ce que je t’explique maintenant.

Adopter les bons réflexes face à ce besoin. Je pense que tu l’as compris, il ne suffit pas de se dire « je lâche prise » pour que ce soit le cas. Alors concrètement on fait comment ? Pour ceux/celles qui me suivent sur insta, vous le savez déjà, je suis tombée sur un post de @slowsexlovelife qui disait “On ne lâche pas le contrôle par volonté. On s’abandonne au plaisir dans la sécurité”. Et je l’ai trouvé très juste. Évidemment, ce compte parlait de relations en général et donnait donc le conseil du temps, de la confiance. Mais pour les dyspareunies, on a besoin de solutions très pratiques. Alors voici les miennes. On prévient son/sa partenaire de sa situation : ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas, ce qu’on ressent, ce qui nous met à l’aise. Si vous voulez faire les choses en profondeur, vous listez absolument tout ce que vous savez de vous pendant les rapports (c’est-à-dire tout ce que vous avez observé des réactions de votre corps). Par exemple : j’ai besoin de 20 minutes pour être détendue, j’ai bien plus mal les premières minutes qu’ensuite, la lubrification ce n’est pas quelque chose d’immédiat, ma libido est en compote. Vous n’êtes pas obligé de lui donner la note telle qu’elle, mais c’est un fabuleux exercice pour apprendre à se connaître et à connaître l’autre. Deuxième réflexe : On met en place un safe word ou un safe geste pour signaler à l’autre que c’est plus aussi bien, que l’on a mal, qu’on veut ralentir, que l’on veut arrêter. C’est hyper important de pouvoir communiquer avec son/sa partenaire et si on a des difficultés, mettre en place ces outils peut aider. Un safe geste ça peut simplement être de serrer un peu plus les doigts. L’autre comprend et ralentit. Pour le safe word, ça dépend de votre relation. Le mieux est d’éviter un terme qui fait d’emblée référence aux douleurs ou au vaginisme parce que tu peux inconsciemment le retenir. La dernière clé qui est essentielle alors que très peu utilisée, c’est de se construire une petite trousse de secours : lubrifiant, jouet, crème cicatrisante… tout ce qui sert à ce que tu prennes le plus de plaisir possible. Si tu ressens des sensations de brûlures après, ça peut être utile d’intégrer une culotte en coton, parce que les strings/tangas ne feront que renforcer l’irritation. Si t’as des cystites, tu peux ajouter les médicaments ou le jus de cranberry que tu utilises. So, on retient quoi ? Le lâcher prise c’est de la merde et ça ne fonctionne pas parce la douleur fait partie de ta sexualité alors t’as toutes les raisons de vouloir garder le contrôle. Alors pour y parvenir, deux étapes : on identifie si c’est une cause, un symptôme ou une conséquence (ça peut être les trois) et on se crée un cadre sécurisant pour mettre notre corps et notre esprit en confiance.

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